L’homme est au moins aussi étrange que son logis. C’est un philosophe silencieux comme les solitaires, abritant sa méfiance de paysan sous d’épais sourcils broussailleux.

C’est exactement le passage qui me revient en passant le seuil de chez René. Nous l’avions connu dans la force de l’âge, râblé et fort en gueule, et je retrouve un curieux vieil homme, noueux comme un cep, devenu un étranger avec les années. Heureusement, la malice de son regard me confirme que René est bien là, dans ce corps que les couches sédimentaires de l’âge ont forcé à s’assagir.

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